Construit vers 1880 pour l'industriel Xavier Dumas, il présente une architecture mêlant influences italiennes et médiévales, avec une loggia, une tourelle et des gargouilles ornant sa façade. En 1918, la Caisse d'Épargne acquiert le bâtiment, qui abrite depuis ses bureaux. À l'arrière, un jardin public, aménagé sur l'ancienne plâtrière Dumas et inauguré en 1945, offre un espace de détente apprécié des habitants et visiteurs.
La Tour d’Argent, édifice médiéval emblématique de L’Isle-sur-la-Sorgue, fut construite au XIIe siècle et classée Monument Historique en 2012. Témoignage des maisons-tours aristocratiques, elle se distingue par son entrée surélevée et son austérité architecturale. Jadis intégrée à un ensemble seigneurial, elle devint une auberge aux XVIIe et XVIIIe siècles, accueillant des hôtes prestigieux. Aujourd’hui, elle conserve son élégance, mêlant histoire et patrimoine au cœur de la ville.
Installée à L'Isle-sur-la-Sorgue, la fondation organise chaque année des expositions thématiques, mettant en lumière des artistes émergents et reconnus. Elle dispose de 500 m² d'espace d'exposition répartis sur quatre niveaux, complétés par un parcours de sculptures dans les jardins. Depuis son ouverture, la fondation a accueilli plus de 500 000 visiteurs, témoignant de son rôle central dans la diffusion de l'art contemporain.
Construit en 1885 pour le musicien Frédéric Giraud, le Château Giraud est une demeure bourgeoise de style éclectique, mêlant influences gothiques, classiques et Renaissance. Ses façades sont ornées de médaillons de compositeurs célèbres. Entouré du Parc Gautier (17 000 m²) longeant le canal du Moulin Vert, il offre aires de jeux, espaces de pique-nique et allées ombragées propices à la détente. Ce parc accueille aussi des événements culturels et festifs, contribuant à la vitalité de la ville.
Dès le XIXe siècle, les roues à aubes actionnaient machines et moulins en transformant l’énergie hydraulique en énergie mécanique. À L'Isle-sur-la-Sorgue, elles étaient placées en-dessous ou sur le côté pour utiliser la poussée de l’eau sur les pales. Principalement employées dans les papeteries et filatures, certaines servaient aussi dans les couvents pour récupérer l'eau ou chez des particuliers pour irriguer leurs jardins. Leur fonctionnement reposait sur un débit élevé et une faible chute d'eau.